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JO 2030 : pourquoi Val d'Isère et Isola 2000 sont-elles exclues ?


Jean-Claude Killy se dit "scandalisé" que sa station de coeur, Val d'Isère, en Savoie, ait été retirée des sites d'accueil de la candidature des Alpes pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2030


La légende du ski alpin français, triple champion olympique à Grenoble en 1968, a dénoncé le retrait de la station savoyarde de Val d'Isère de la candidature des Alpes pour les Jeux Olympiques de 2030. Pour lui, c'est un "pan entier de l'histoire du ski" qui est mis de côté.


La région des Alpes françaises est la seule candidate encore en lice pour l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver en 2030. Elle est entrée, ce mercredi 29 novembre, en "dialogue ciblé" avec le Comité international olympique (CIO) qui désignera l'hôte l'an prochain.


Cette candidature est "un magnifique projet nord sud (...) et est cohérente car il s'appuie sur des infrastructures majoritairement existantes", a rappelé Jean-Claude Killy, triple champion olympique de Grenoble-1968, dans un communiqué à l'AFP.


Mais il s'est dit "attristé et scandalisé par la décision péremptoire de retirer Val d'Isère du dispositif". Il a estimé qu'on jetait "sans analyse, sans concertation et sans fondement rationnel un pan entier de l'histoire du ski de compétition".


Le projet français, qui assure se baser sur 95% de sites existants, devait s'étendre de Nice au Grand-Bornand, distant de près de 500 km, avec un pôle ski alpin sur les sites de Courchevel-Méribel et de Val d'Isère.


Absence de dialogue

Mais, selon L'Equipe et le Dauphiné Libéré, Val d'Isère, qui devait accueillir les slaloms hommes et femmes sur la face de Bellevarde, a été retiré par le CIO dans le but de réduire au maximum le nombre de stations utilisées.


Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez a confirmé la décision au Dauphiné. Les slaloms seront repris par Courchevel-Méribel.


La station d'Isola 2000, dans les Alpes-Maritimes, qui devait héberger le skicross et le snowboard, fait également les frais de cette cure d'amaigrissement.


"Personne, dans tous les échanges que j'ai pu avoir au cours des dernières heures, n' (..)assume la responsabilité" de retirer Val d'Isère et "il semblerait que le dialogue qui devait durer jusqu'au printemps soit déjà terminé", s'insurge encore Jean-Claude Killy, demandant de "reconsidérer cette décision".


Val d'Isère : "une passion pour l'Olympisme"

Les deux disciplines du ski alpin, la vitesse et la technique, "peuvent vivre sur deux sites", estime le coprésident du comité d'organisation des JO-1992 à Albertville, défendant les atouts de Val d'Isère : "l'excellence de ses pistes et de ses infrastructures toutes existantes et rodées, son expertise de l'organisation, son histoire forte et sa passion pour le ski de compétition et l'Olympisme".


La face de Bellevarde a notamment accueilli des épreuves des Jeux d'hiver 1992 et les Championnats du monde 2009.


À 80 ans, l'an champion est désormais membre honoraire du Comité international olympique. Il en était un membre actif de 1995 à 2014. Jean-Claude Killy fut notamment président de la commission de coordination des Jeux Olympiques d’hiver de Turin en 2006 et président de la commission de coordination des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi en 2014.

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