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Station de ski bas carbone : sont-elles vraiment "vertes" ?


Cinquante kilos de CO2, c'est l'empreinte carbone totale d'une personne pour une journée de glisse dans une station de ski, soit l'équivalent d'un trajet de 7 km en voiture. Transport, équipements, fabrication de neige, tous les postes comptent pour réduire l'empreinte carbone. Aujourd'hui, des stations de ski œuvrent pour limiter l'impact environnemental, exemple aux Arcs, en Savoie.


"Modèle économique à bout de souffle", "manque de vision, mais aussi de lucidité" : la Cour des Comptes vient de livrer un rapport accablant sur les stations de ski. Selon elle, la plupart n'ont pas anticipé le changement climatique et le manque de neige et elles pourraient se retrouver à terme sans domaine à exploiter. Pour d'autres, comme la station des Arcs en Savoie, qui a des moyens financiers conséquents et un niveau d'enneigement qui l'est tout autant, le changement est en route.


Des labels pour se démarquer

La station des Arcs s'est inscrite dans une démarche durable depuis plusieurs années. Elle a mis en place de nombreux leviers pour tenter de limiter son impact sur l'environnement.

En 2020, elle fut la première station de Savoie à obtenir le label “Flocon Vert” (décembre 2020). Celui-ci garantit l’engagement durable des destinations touristiques de montagne.

Le label a été développé par l’association “Mountain Riders” pour accompagner les territoires dans leur transition écologique. En commençant par une phase de diagnostic, puis un travail auprès des offices de tourisme, mairies et domaines skiables pour les accompagner dans la mise en place de ces engagements.


La station savoyarde a également reçu la Certification B-Corp, qui récompense les entreprises dont l'impact sociétal et environnemental est positif. Dans le cadre de cette labellisation, la station a mis en place une “Politique d’Achats Responsables”. Les achats proviennent à 30 % de fournisseurs en Savoie et à 89 % de ses achats de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Un effort est fait pour allonger au maximum la durée de vie des matériaux en évitant le remplacement inutile si cela est réparable ou remplaçable.


Maîtriser les équipements

Parmi les ambitions de la station savoyarde : faire que 30 % des 600 000 visiteurs annuels viennent en train d'ici à 2030, la moitié de son empreinte carbone étant due au transport. "On a la chance d'avoir la gare de Bourg-Saint-Maurice qui est un terminus Thalys, Eurostar, TGV connectée à la gare du funiculaire" précise Marie-Clémence Vallier, Responsable QSE de la station. Le funiculaire 100 % électrique et gratuit permet ensuite aux touristes de se rendre à la station en sept minutes sans utiliser la voiture. À ce jour, 25 % des visiteurs arrivent déjà en train à la station.


"Nous travaillons sur deux axes", explique Léo Tixier, responsable infrastructures, aménagement et biodiversité. "On a réduit de 6 % nos consommations d'énergie par rapport à l'année dernière, soit l'équivalent de 800 000 KWH. Ça passe par la réduction de la vitesse des remontées mécaniques, le chauffage dans les bâtiments et la rénovation de notre parc bâti. En parallèle, on produit des énergies renouvelables avec deux sites photovoltaïques solaires qui produisent 180 000 KWH, soit 0.92 % de notre consommation". Six autres sites en solaire et un site en hydroélectricité sont en projet. L'objectif est de produire 25 % de la consommation.


Pour conserver 85 % du domaine à l'état naturel, la station a renoncé à construire de nouveaux hébergements. L'effort s'est porté aussi sur le parc des véhicules. Les dameuses ainsi que les véhicules légers de la station fonctionnent à l’huile végétale depuis deux ans.

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