top of page

Ski : un forfait à 129 ou 239 euros selon la semaine, pourquoi le choix des dates peut faire économiser 85%

Photo du rédacteur: Arcs 1800
Arcs 1800
il y a 3 heures
4 min de lecture

À l’approche de la saison hivernale, les stations de ski multiplient les offres pour attirer les vacanciers. Grâce à la tarification dynamique, le prix d’un forfait six jours peut varier de plus de 100 euros selon la période choisie. Janvier et mars deviennent ainsi des alternatives intéressantes aux vacances de Noël et de février.


Alors que les premières stations s’apprêtent à ouvrir leurs domaines, les vacanciers cherchent à réduire le coût de leur séjour à la montagne. Face à des budgets de plus en plus contraints, les professionnels du ski adaptent leurs tarifs à la fréquentation et aux périodes de réservation.


La tarification dynamique, déjà utilisée dans le transport aérien et l’hôtellerie, s’impose progressivement dans les stations françaises. Son principe est simple : les prix évoluent en fonction de la demande. Lorsque les réservations sont nombreuses, les tarifs augmentent. À l’inverse, les périodes moins fréquentées permettent de bénéficier de forfaits plus abordables.


Cette stratégie vise à mieux répartir la fréquentation tout au long de la saison et à rendre le ski accessible à davantage de vacanciers.


Janvier et mars gagnent du terrain


Les séjours traditionnels du samedi au samedi ne sont plus systématiquement privilégiés. Les stations et les tour-opérateurs proposent désormais davantage de formules courtes, notamment en semaine, lorsque les tarifs sont plus avantageux.


Selon Cécile Revol, directrice générale de Sunweb France, les courts séjours représentent désormais 35 % des réservations de l'opérateur.


Les habitudes évoluent également concernant les périodes de vacances. Les semaines de janvier et de mars attirent davantage de vacanciers, séduits par des prix généralement plus accessibles et une fréquentation moins importante qu'au cœur des vacances scolaires.


« Janvier et mars sont dorénavant les périodes qui connaissent la plus belle croissance de réservations », explique la dirigeante à RMC Conso.


Pour les familles qui disposent d'une certaine souplesse dans leurs dates, le décalage du séjour peut donc constituer un moyen significatif de réduire la facture.


À Val-Cenis, 110 euros d'écart entre deux semaines de février


En Savoie, Val-Cenis figure parmi les stations pionnières de cette politique tarifaire. La station a commencé à expérimenter la tarification dynamique dès 2019.


L'exemple cité par RMC Conso illustre l'importance des variations de prix. Pour un forfait de six jours, la facture peut atteindre 239 euros pendant la semaine la plus chère de février, contre 129 euros sur une période plus avantageuse.


La différence atteint ainsi 110 euros par personne.


Pour une famille de quatre skieurs, l'économie potentielle représente 440 euros sur les forfaits, à condition de pouvoir choisir la semaine la moins chère.


Les tarifs évoluent également au cours de la saison. Selon les périodes présentées, le forfait journée peut débuter à 25 euros après l'ouverture du domaine, avant de grimper à 43 euros pendant les périodes de forte demande.


En janvier, les prix peuvent redescendre autour de 36 à 38 euros. Ils remontent ensuite en février, avant de diminuer de nouveau en mars et à l'approche de la fermeture du domaine.


Cette modulation permet à la station d'ajuster ses tarifs aux périodes de fréquentation, tout en proposant des prix plus attractifs lorsque la demande est moins importante.


Une économie qui peut atteindre 85 %


La tarification dynamique peut, dans certaines situations, permettre des économies importantes par rapport aux périodes les plus demandées.


Les professionnels mettent en avant des réductions pouvant atteindre 85 % sur certaines offres. Ce chiffre correspond toutefois à des situations particulières et ne signifie pas que tous les forfaits ou tous les séjours bénéficient d'une telle baisse.


Le gain dépend notamment de la station, de la durée du séjour, des dates choisies et des conditions de réservation.


Pour les vacanciers, l'intérêt est donc de comparer les différentes périodes avant de réserver. Un séjour légèrement décalé peut permettre de réduire sensiblement le budget consacré aux remontées mécaniques.


Les garanties météo, un autre argument pour les vacanciers


Les périodes les moins fréquentées présentent parfois davantage d'incertitudes concernant les conditions d'enneigement. Certaines stations proposent donc des garanties météorologiques pour rassurer les clients.


À Val-Cenis, la garantie évoquée dans l'article permet le remboursement du forfait lorsque les précipitations dépassent trois heures entre 9 heures et 17 heures, même si le client a déjà skié.


Cette garantie représente un coût supplémentaire compris entre 8 et 12 % du prix du forfait.


Selon les chiffres communiqués par la station, au moins 7 % des vacanciers souscrivent cette protection.


Elle constitue une réponse aux inquiétudes liées aux conditions météorologiques, particulièrement lorsque les vacanciers choisissent des périodes moins fréquentées.


Décaler ses vacances pour mieux maîtriser son budget


La tarification dynamique transforme progressivement les habitudes de réservation dans les stations françaises.


Pour les professionnels, elle permet d'étaler la fréquentation et de mieux valoriser les périodes moins demandées. Pour les vacanciers, elle ouvre la possibilité de skier à moindre coût, à condition de pouvoir adapter leurs dates.


L'exemple de Val-Cenis montre que le choix d'une semaine peut représenter plusieurs centaines d'euros d'économie pour une famille.


À l'approche de l'hiver, comparer les prix et privilégier janvier ou mars lorsque le calendrier le permet peut donc devenir l'un des principaux leviers pour réduire le coût des vacances au ski.

 
 
 

Commentaires


bottom of page