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Grenoble : une dette historique de 324 millions d’euros adoptée au budget 2024

Dernière mise à jour : 20 déc. 2023


Dette "historique" et investissements en hausse : Grenoble adopte son budget primitif 2024 après des débats houleux


Le conseil municipal de Grenoble a adopté le budget primitif pour l'année 2024


La ville de Grenoble a présenté ce lundi, lors du conseil municipal, son budget primitif pour l’année 2024 comportant 78 millions d’euros d’investissements et un recours à l’emprunt de 47 millions d’euros. L’opposition a pointé du doigt une dette colossale s'élevant à 324 millions d’euros.


Malgré des débats houleux, ce lundi 18 décembre, le conseil municipal de Grenoble a adopté le budget primitif 2024 avec un montant d’investissements annoncé de 78 millions d’euros, financé en partie par les 44 millions générés par la hausse de la taxe foncière, mais aussi par un nouveau recours à l’emprunt.


Une dette historique

La dette de la ville de Grenoble était au cœur des échanges du conseil municipal de cette fin d’année. Et pour cause, elle s’élève à un montant record de 324 millions d’euros. En cause, notamment, un recours à l’emprunt de 47 millions d’euros.


"Le budget primitif 2024 est présenté sans la recette d’investissement due à la vente de Grenoble Habitat. Pour compenser l’absence de cette recette de 37 millions d’euros, l’emprunt s'élèvera à 47 millions d’euros, soit 20 millions d’euros de plus qu’initialement prévu, et le plan d’investissement sera fait en sept ans au lieu de six", justifie la ville dans un communiqué.


Pour l’opposition, les limites du supportable sont désormais dépassées. "En 2024, le cumul des dettes du budget principal et des budgets annexes s’élève à 324 millions d’euros, c'est historique à Grenoble. La dette Carignon, c’était 280 millions d’euros. A l’époque, c’était déjà beaucoup mais alors là, on explose tous les plafonds", déplore Emilie Chalas, du groupe Nouveau Regard.


De son côté, la ville se veut plutôt rassurante. Sa capacité de désendettement s'élève à sept ans grâce notamment la hausse de la taxe foncière. "On fait le ratio entre l’encours de dettes et la capacité d’épargne et c’est ça qui nous génère une capacité de désendettement sur sept ans. C'est un bon niveau de capacité de désendettement lorsque l’on étudie avec un organisme bancaire qui observe bien ces niveaux-là. C’est tout à fait courant", commente Vincent Fristot, l'adjoint au maire en charge des finances.

78 millions d’investissements : 50 % de plus que les années précédentes

Le budget primitif 2024 de la ville de Grenoble comporte 78 millions d’euros de dépenses d'investissements. Une somme dédiée principalement à l’aménagement de la ville, à l’entretien ou à la rénovation de bâtiments et d’espaces publics, en augmentation de 50 % par rapport aux années précédentes.


Un chiffre que l'opposition de gauche met en doute : "On annonce, en 2024, des investissements aux alentours de 78 millions d’euros. C’est du jamais-vu, ça ne s’est jamais produit. Qu’est-ce qui peut nous laisser, nous, opposition, croire que le scénario va se réaliser ? Pour nous, c’est une question d’affichage pure et simple. Il y a beaucoup de choses qui montrent qu’il y a de l’affichage et un manque de réalisme en termes de communication qui est trompeuse", estime Romain Gentil, conseiller municipal du groupe Grenoble Nouvel Air Socialistes et Apparentés (Nasa).


Un certain nombre d'investissements prévus en 2023 pour le bouclier climatique et social de la ville n'ont pas été réalisés. L’équipe municipale se défend, elle, en arguant qu’il s’agit de travaux visant à préparer la ville au réchauffement climatique, et que l'ouvrage ne pouvait pas être réalisé en un an.

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