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Collecte des déchets en station : le challenge permanent

  • Photo du rédacteur: Arcs 1800
    Arcs 1800
  • il y a 9 heures
  • 2 min de lecture

"On n'a pas le droit à l'erreur" : sous la neige, le défi de la collecte des déchets dans les stations de ski


Collecte les déchets été comme hiver à Courchevel, en Savoie.


Malgré des chutes de neige importantes et des conditions parfois délicates sur la route, la collecte des déchets ne s'arrête jamais dans les stations de ski. Avec l'affluence de vacanciers en hiver, le volume de déchets augmente considérablement.


Il est 5h30 et alors que les vacanciers dorment encore, Jean-Luc Blanc s'installe au volant de son camion. Direction la station de Courchevel (Savoie) pour la collecte quotidienne des ordures ménagères.


"Le but du jeu en camion, c’est de ne pas s'arrêter. Une bonne accélération, et voilà", sourit-il alors que la route est encore recouverte d'une fine couche de neige. Les manœuvres sont parfois délicates, surtout dans ces conditions d'enneigement exceptionnelles.


Les Alpes du Nord ont connu d'intenses précipitations neigeuses ces dernières semaines, rendant parfois difficile l'accès aux stations de sports d'hiver. "Il faut adapter les conditions de conduite et il faut être très concentré. On n'a pas le droit à l'erreur. Mon camion fait 26 tonnes en pleine charge", rappelle le chauffeur grutier de la communauté de communes Val Vanoise.


17 tonnes d'ordures par jour

Au programme ce matin-là, 10 points de collecte avec un premier arrêt à l’altiport, à 2 000 mètres d'altitude, point culminant de la tournée. Pendant la saison hivernale, la quantité de déchets issus de l’activité touristique comme des hôtels ou des restaurants augmente fortement.


Les neuf communes de Val Vanoise jonglent avec des variations saisonnières extrêmes, passant de 9 000 habitants à l'année jusqu'à 60 000 en hiver. "Si je ne suis pas là, les déchets ménagers ne sont pas ramassés. Je suis content car mon travail est très important. Quand je repars, c’est propre", souligne Jean-Luc Blanc.


Avec son camion, Jean-Luc Blanc doit se frayer un passage partout, quelles que soient les conditions.


Plus bas dans la station, le camion doit se frayer un passage dans des chemins plus étroits, sur des routes bordées par des murs de neige. Mais aucun point de collecte ne doit être oublié afin de ne pas laisser les déchets s’accumuler. "C'est un peu compliqué de tourner, mais c'est le jeu. Il faut passer sans rien accrocher", résume le chauffeur.


La première tournée terminée, Jean-Luc Blanc se rend à la déchetterie pour vider son camion, avant de repartir vers d’autres points de collecte. En saison hivernale, il ramasse jusqu'à 17 tonnes d’ordures ménagères par jour.

 
 
 

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