top of page
  • Photo du rédacteurArcs 1800

Annecy : abandon du projet de piscine des Marquisats


Le site de l'ancienne piscine des Marquisats, à Annecy (Haute-Savoie), est en friche depuis 2021.


Le centre aquatique des Marquisats, dans les cartons depuis cinq ans à Annecy, ne verra finalement pas le jour. Le maire, François Astorg, a annoncé jeudi l'abandon de ce projet devenu trop onéreux, dépassant largement le budget déjà revu à la hausse.


La reconstruction de la piscine des Marquisats tombe à l'eau. Le maire d'Annecy François Astorg a annoncé ce jeudi 30 mai que le vaste projet de centre aquatique au bord du lac, engagé par la précédente municipalité en 2019, était abandonné.


"Avec le niveau de connaissance que l'on a acquis autour de ce projet, il ne serait pas raisonnable de continuer en l'état", estime l'édile écologiste. "En toute humilité et en toute responsabilité, a-t-il ajouté, il faut développer un autre projet pour la piscine à Annecy."


1/2 C'est avec beaucoup d'humilité et un devoir de responsabilité que je vous annonce le lancement d'un nouveau projet de #piscine municipale. Les solutions proposées pour le projet actuel représentaient un coût financier et environnemental ni raisonnable, ni souhaitable. pic.twitter.com/S4CFmywmvD


— François Astorg (@francoisastorg) May 30, 2024

Fermée en 2018 et détruite trois ans plus tard, l'ancienne piscine des Marquisats devait être reconstruite au même endroit avec de nombreux équipements supplémentaires : un bassin extérieur de 50 mètres, trois bassins intérieur et un spa. Mais ce chantier, jugé pharaonique, divisait les élus jusque dans la majorité municipale.


Surcoût jusqu'à 8 millions d'euros

Une nouvelle étude, dont les résultats ont été transmis en février dernier, a finalement sonné le glas du projet. La construction d'un bâtiment de 3 000 m² à quelques mètres du lac soulevait notamment de coûteuses contraintes géotechniques.


"Les dernières études montrent que le projet de piscine tel qu'il avait été conçu et tel qu'il avait été positionné ne permet pas d'avancer de manière sereine dans le temps car il y a des contraintes géotechniques et géologiques fortes. En clair, la piscine est beaucoup trop lourde, beaucoup trop proche du lac", résume M. Astorg.


Malgré une rallonge budgétaire votée en septembre dernier par le conseil municipal, portant l'enveloppe globale à plus de 37 millions d'euros, les dernières offres reçues dépassaient largement le budget prévu. Le surcoût atteignait jusqu'à 8 millions d'euros pour certaines offres, incitant la municipalité à opter pour un projet "moins onéreux".


"On revient à la piscine des Marquisats telle qu'elle existait. On lui garde sa vocation première et pour autant, on la modernise en créant un espace dédié aux clubs avec salle de musculation et salle de préparation. On avance avec notre temps et les besoins de nos usagers", prône Catherine Allard, adjointe aux sports à la mairie d'Annecy, qui défend une reconstruction en lieu et place de l'ancienne piscine.


"Tout est remis à plat"

"Cela revient à mettre un coup de peinture sur ce qui a été démoli. Tout ça pour ça. Cela fait beaucoup d'attendre quatre ans pour se rendre compte qu'il faut revenir à un projet plus simple et raisonnable", dénonce Anthony Granger, conseiller municipal d'opposition (Annecy Ensemble), regrettant une "cacophonie municipale".


À quoi ressemblera la future piscine de l'agglomération annécienne ? Quand verra-t-elle le jour ? De nombreuses questions restent en suspens après l'abandon du projet initial, y compris le site où les bassins verront le jour.


"Les Marquisats, c'est un lieu où il y a une congestion de voitures avec très peu de places de parking, et les besoins de la population se concentrent plutôt vers le secteur Meythet-Epagny. Tout est remis à plat", explique Guillaume Tatu, adjoint au maire d'Annecy en charge de la jeunesse, promettant une structure "à la hauteur des enjeux écologiques".


Quels que soient les délais de construction, la piscine ne verra pas le jour avant les prochaines élections municipales. "En revanche, il est important de se mettre très vite au travail. On va faire une proposition avant l'été pour définir différents axes répondant aux besoins", promet François Astorg.

143 vues0 commentaire

Comments


bottom of page