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Val d'Isère : le prix du m² grimpe en flèche, 25 000€ en ligne de mire !



À 1 850 m d’altitude, au cœur de la vallée de La Tarentaise, Val d’Isère a su garder une âme de village de montagne avec ses 1 500 habitants, tout en cultivant un tourisme à grande échelle. Son marché immobilier reste l’un des plus prisés des Alpes françaises.


Faute de biens à vendre, les prix ne cessent d’augmenter dans la station réputée de Val d’Isère.


« Après l’hiver dernier historiquement atypique, nous nous demandions qui allait encore vouloir acheter en montagne, mais les biens que nous avons rentrés ont été vendus tout de suite », observe Cyril Trébuchet, directeur général de l’agence Chalet Time à Val d’Isère.


Avec toujours plus de demandes que d’offres, le marché immobilier de cette station de La Tarentaise, forte de ses 25 000 lits touristiques, n’a pas trop souffert de cette année 2020 blanche côté ski.


Faute d’un nombre de biens suffisant à vendre, les prix ne cessent d’augmenter. « Il y a quatre ans à la Daille, le secteur le moins cher de Val d’Isère, nous trouvions des appartements entre 5 000 € et 6 000 € le m². Maintenant nous les vendons 10 000 € le m² », indique-t-il, prenant en exemple un appartement de 31 m² vendu 170 000 € à l’époque et revendu 300 000 € récemment.


Un m² à 25 000 € !

Dans les zones accessibles ski au pied, les prix atteignent entre 15 000 € et 17 000 € le m², contre 10 000 € à 12 000 € auparavant. « Les nouveaux propriétaires font des travaux dans la foulée, comme dans cet appartement de 37 m² à rénover vendu 580 000 € », remarque Cyril Trébuchet.


Pour des biens d’exception comme des chalets, de grands appartements ou des programmes neufs, les prix peuvent aussi atteindre entre 20 000 € et 25 000 € le m².


Durant la crise du Covid-19, « les acheteurs étaient français, faute de clients étrangers sur place, mais nous avons vendu certains biens à distance. Nous aurions pu le faire avec des étrangers », souligne-t-il.


Les Anglais restent au rendez-vous

Le Brexit s’est rajouté à la crise sanitaire, et certains clients anglais ont profité de la bonne orientation du marché et du bon taux de change pour céder leur bien immobilier. Il n’y a pas eu d’effet de masse, « mais j’ai en exemple ce couple d’Anglais avec deux chiens pour qui c'était désormais plus difficile de passer la frontière avec ses animaux et qui a vendu son bien », remarque-t-il.


Les Anglais restent néanmoins au rendez-vous, notamment au niveau de la location saisonnière qui, début novembre, a augmenté de 15 % par rapport à 2019 à la même période, avec des réservations importantes de la part de clients étrangers.


« Mais avec des clauses d’annulation pour le remboursement en cas de fermeture des remontées mécaniques ou de fermetures des frontières », précise Cyril Trébuchet.

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