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Vacances de février : les trois scénarios possibles face à la flambée de l'épidémie de Covid-19



L'hypothèse d'un troisième confinement en France - avec le maintien des établissements scolaires ouverts - entraîne des incertitudes sur les congés de février. Les dates des vacances de février seront-elles modifiées ? Plusieurs scénarios sont sur la table.


C'est le grand flou pour les parents. Pour les enseignants aussi. Les vacances de février seront-elles ou non modifiées face au Covid-19 et à la menace de plus en plus précise d'un troisième confinement ? Le gouvernement prendra connaissance mercredi 27 janvier du bilan du couvre-feu à 18 heures et décidera des mesures à prendre au cours d'un nouveau Conseil de défense. Emmanuel Macron pourrait s'adresser aux Français dans la semaine, indiquait le Journal du Dimanche.



Le maintien de l'ouverture des écoles et le calendrier des prochaines vacances font naturellement partie des décisions que l'exécutif devra prendre. Plusieurs hypothèses sont possibles.


Maintenir les vacances aux dates prévues

Les premières vacances de février débutent dans dix jours. L'académie de Bordeaux sera en vacances du 6 au 22 février. Les académies de Toulouse et Montpellier seront en vacances du 13 février au 1er mars.


Première hypothèse donc : on ne touche pas au calendrier scolaire. Après une année 2020 chaotique, le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer plaide pour le maintien des vacances aux dates prévues. "Les vacances de février ont vocation à être aux dates prévues (...) et dureront deux semaines", précisait Jean-Michel Blanquer le 22 janvier sur RTL. "Ce que je viens de vous dire peut encore évoluer en fonction de la situation mais mon objectif est de tenir au maximum le calendrier".



Allonger les vacances d'une semaine

La seconde hypothèse est d'allonger les vacances d'une semaine. Chacune des zones aurait alors droit à trois semaines de vacances au lieu de deux. L'idée est défendue par le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy. "On peut imaginer d'adapter les vacances scolaires (...) Avoir des vacances scolaires peut-être d'une semaine de plus, peut-être en les regroupant. Mais ce n'est pas à moi de décider ça, c'est au ministère concerné", a dit Jean-François Delfraissy sur BFMTV dimanche.


Cette mesure permettrait de freiner la circulation du virus en limitant les déplacements des parents et le brassage des élèves. Elle poserait aussi des soucis de garde et d'organisation aux parents mais aussi aux collectivités locales qui gèrent les centres de loisirs.


Si le ministère de l'Education Nationale décidait de rallonger les vacances, l'académie de Bordeaux serait en repos du 6 février au 1er mars et les académies de Toulouse et Montpellier du 13 février au 8 mars.


Regrouper les vacances en une zone unique

Troisième possibilité : regrouper les vacances scolaires des trois zones en une zone unique. Cette mesure limiterait les déplacements vers les établissements scolaires et le brassage entre les élèves en même temps dans toute la France. Outre le changement de calendrier initial pour les parents, le regroupement des vacances en une zone unique poserait un autre problème : à quelles dates fixer les deux semaines uniques de congés ?


Ce qu'en pensent les parents et les enseignants

Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat enseignant SE-Unsa :


"Changer le calendrier scolaire est très lourd de conséquences et d'organisation pour les familles et les collectivités qui gèrent les centres de loisirs. Comment le mettre en oeuvre ? Que vont faire les familles ? Nous n'avons qu'une seule crainte : c'est de revivre les désagréments du confinement du printemps dernier. Il avait été très difficile de concilier l'école et le travail des parents".


Hubert Salaün, porte-parole de la PEEP (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public) :


"C'est difficile pour les parents de se projeter. On ne peut pas laisser les parents dans l'incertitude. On a besoin de stabilité. Regrouper les vacances, je ne vois pas comment les professeurs pourraient l'accepter. Même s'il y a un reconfinement, il faudrait conserver les enfants à l'école, maintenir un lien physique avec l'école".

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