Rechercher
  • Arcs 1800

Une saison de ski sous le signe de l'inflation



Après la frustration de la saison 2020-2021 due aux fermetures des stations, les Français entendent rattraper le temps perdu, selon les dernières prévisions.

Privés de vacances au ski l'an passé pour cause de crise sanitaire, les Français comptent bien passer leurs vacances d'hiver à la montagne cette année. Les prévisions pour la saison qui s'approche sont en effet très positives, un soulagement pour les professionnels de la neige durement touchés par le covid.


Selon une étude* d'OpinionWay pour Ginkoia (un spécialiste des logiciels pour le commerce de sport), 20% des Français interrogés envisagent de partir à la montagne plus de 7 jours cet hiver dont 33% avant Noël et 66% après. 6% des sondés ont d'ailleurs déjà réservé leur séjour qui dans 93% des cas se déroulera dans une station de ski française.


Selon un autre sondage** mené par MMV, un acteur de l'hébergement en montagne, 75% de ses clients et prospects ont l’intention de partir skier cet hiver et 5% ont d'ores et déjà réservé. 14% des répondants souhaitent partir pour les vacances de Noël, 32% pour les vacances de février et 44% hors vacances scolaires.


Des vacances sous le signe de l'inflation

Si l'optimisme est au rendez-vous, le principe de précaution demeure. Ainsi, la garantie de remboursement et les protocoles sanitaires sont des éléments décisifs de motivation de réservation pour 40% des personnes interrogées par MMV.


Autre réserve pour les vacanciers français, le pouvoir d'achat. Inflation oblige, "les Français orienteront leur choix vers des activités gratuites et praticables en moyenne montagne, dans le but de préserver leur pouvoir d'achat", peut-on lire dans l'étude d'OpinionWay.


Les résultats de l'enquête indiquent notamment que les raquettes se positionneront comme l'un des sports de prédilection lors d'un séjour en montagne et ce, pour 66% des sondés, la luge pour 59% des sondés.


Si le ski de piste reste l'activité de prédilection, il semble de moins en moins avoir le vent en poupe. En effet, seuls 70% des sondés se rendraient à la montagne pour le pratiquer.


Le ski alpin un peu délaissé par précaution

Encore une fois, le principe de précaution semble expliquer cette légère désaffection. "Contrairement aux sports nature pratiqués dans de vastes espaces, le ski de piste implique la fréquentation des stations, remontées et pistes généralement très fréquentées. Les Français semblent donc encore très soucieux des risques sanitaires encourus et souhaitent plutôt limiter les risques", peut-on lire.


Afin de faire face à une demande forte, les stations ont d'ores et déjà commencé le recrutement de saisonniers. Des recrutements précoces qui illustrent également les difficultés à trouver des profils.


"Nous savons qu'il y aura une très forte pénurie de profils car plusieurs dizaines de milliers de postes sont déjà ouverts et dans des métiers faciles d'accès. C'est sans doute pour pallier ce manque de candidats que les recrutements des saisonniers, en contrats d'intérim ou en CDD ont commencé plus tôt que les années précédentes", explique Stéphanie Delestre, fondatrice et CEO de Qapa.fr.


*: sondage Opinion Way pour Ginkoia réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 22 au 24 septembre 2021 auprès d'un échantillon de 1821 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon les méthodes des quotas.


**: sondage réalisé auprès de 1000 prospects et clients de la marque.

85 vues0 commentaire