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Un dirigeant russe a donné vie à la légende du yéti pour alimenter le tourisme



L'ancien dirigeant d'une région de Sibérie a reconnu avoir entretenu la légende locale du yéti pour attirer davantage de touristes.

© PHILIPPE ROYER / ONLY FRANCE / Only France via AFP

Publié le 15/04/2021 à 02h56 - Modifié le 15/04/2021 à 06h18

Le yéti de Shoria n'existe pas ou du moins certaines de ses « apparitions » ont été savamment orchestrées. Après 11 ans, l'auteur du canular a fini par avouer qu'il avait artificiellement entretenu la légende. Et il ne s'agit ni plus ni moins que de l'ancien dirigeant de cette région de Sibérie, relève Slate. Retiré de ses fonctions depuis 2018, Aman Touleïev a reconnu sur Instagram début avril avoir, depuis 2010, mis en scène l'existence d'un abominable homme des neiges afin d'attirer davantage de touristes.


Sans complexe, il détaille la stratégie qui était la sienne, augmenter les visites de cette station de ski connue aussi pour ses grottes et déjà forte d'un million de touristes par an : « Une fois qu'ils sont là, ils doivent tout payer : nourriture, logements, loisirs. C'est de l'argent supplémentaire pour la collectivité. » Cela a commencé par la simple organisation d'une fête annuelle du yéti qui s'est avérée très efficace pour attirer les touristes. Une récompense d'un million de roubles (environ 10 000 euros) était promise à celui qui apporterait la preuve de l'existence de la créature.


Un employé affublé d'une fourrure

Mais cela n'a duré qu'un temps. Face à la baisse de la fréquentation, Aman Touleïev n'aurait donc pas hésité à employer les grands moyens. Selon The Sun, ce vétéran de l'administration Poutine aurait demandé à un de ses subordonnés de trouver un collaborateur suffisamment grand et de lui faire porter un manteau de fourrure. L'homme aurait été payé pour se promener dans la forêt en poussant des cris afin d'attirer l'attention des touristes, mais avec la consigne de ne jamais se faire prendre.


Aman Touleïev a reconnu son rôle dans la supercherie, mais il ne semble pas désespérer que les touristes continuent de s'intéresser à la légende : « Peut-être qu'il erre vraiment quelque part. Et si vous parveniez à rencontrer le yéti et à écrire votre nom dans l'histoire du monde ? » questionne-t-il.

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