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  • Photo du rédacteurArcs 1800

Skier tout en respectant l'environnement, le grand virage des stations françaises


Vacances de février riment avec sports d'hiver. Sur notre planète en proie au dérèglement climatique, les stations de ski ont dû prendre un grand virage écologique. Indispensable pour la préservation de la faune et de la flore de montagne. Indispensable aussi pour continuer à conjuguer économie et développement touristique durable. Et pour que skier ne devienne pas un plaisir coupable, chacun doit contribuer à décarboner les stations.


Quand on skie, on ne pollue pas ou très peu puisque les activités directement liées à la pratique (remontées mécaniques, production de neige, entretien des pistes, etc) ne représentent que 2% des émissions de gaz à effet de serre produites par les stations.


En revanche, transports et logements alourdissent la facture, de 57% pour les transports et de 27% pour les logements. Résultat : si on vivait quotidiennement comme un vacancier au ski, on émettrait en moyenne 18 tonnes de CO2 par an et par individu (selon une enquête réalisée par l’ADEME et l’Association Nationale des maires de stations en montagne). Pour rappel, l’objectif des accords de Paris pour 2050 est de 2 tonnes par individu...


De son côté Domaines skiables de France, accompagne les stations dans leur transition écologique. Cette démarche se traduit par seize éco-engagements . Objectif de ce plan : décarboner l’activité pour atteindre d’ici 2037, zéro émission. Plusieurs mesures sont proposées pour une meilleure gestion de l’eau utilisée pour la neige de culture, la protection de la biodiversité, la préservation des paysages, sans oublier la question des déchets, induits par l’activité touristique.


Ailleurs, on teste quelques solutions durables : du bilan zéro carbone en Ecosse, à la fermeture de stations en Espagne en passant par une liste à la Prévert d'idées vertes en Suisse, aux Etats-Unis et en France.


Si les stations peuvent agir sur la maîtrise de l'eau, des énergies, exiger des constructeurs des logements passifs, le reste nous appartient. L'objectif est bien de limiter l'impact du tourisme de masse sur le milieu montagnard . Les plus gros pollueurs seraient donc les skieurs ? Oui, en partie, à cause :


  • du transport : on va au ski en voiture, en avion au détriment du train par exemple,

  • des déchets : ceux qui ne sont pas triés et ceux qui apparaissent à la fonte des neiges : quelques centaines de tonnes de mégots aux pieds des télésièges, sans compter les restes plastiques des pic-nic...

  • des courses : quand on transporte une semaine de nourriture plutôt que consommer local,

  • des vêtements et du matériel de ski qui peuvent être recyclés ou achetés d'occasion ou loués...

Enfin, on peut choisir une station de ski engagée dans la transition écologique. Plusieurs labels existent.

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