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Ski : l'espoir d'une réouverture des remontées mécaniques le 7 janvier fond comme neige au soleil



Les professionnels du secteur tentent d'obtenir un feu vert du gouvernement avant le 20 janvier. Des ouvertures sectorielles sont envisagées.


La fermeture des remontées mécaniques avait entraîné une chute de 80% de l'activité économique des stations de montagne pendant les vacances de Noël.


Les remontées mécaniques dans les stations de ski ne pourront pas redémarrer le 7 janvier. Selon La Dépêche , cette date, initialement évoquée par le gouvernement, a été écartée en raison de la situation sanitaire. Une nouvelle échéance devrait être décidée ce mercredi alors que se tient à l'Élysée le premier conseil de défense sanitaire de l'année.


D'après le quotidien régional, les professionnels du secteur ont rejeté la date du 20 janvier qui leur avait été proposée par l’exécutif. Les discussions se poursuivent pour tenter de convaincre ce dernier d'autoriser une réouverture quelques jours avant. Par ailleurs, l'idée d'une sectorisation des remises en service des remontées mécaniques en fonction des massifs ou des départements est envisagée. Une solution qui, à titre d'exemple, favoriserait le massif pyrénéen mais pénaliserait les Alpes.


«L'heure n'est pas à l'hésitation»

Cette sectorisation avait néanmoins été réclamée par les opérateurs de remontées mécaniques dans un communiqué publié mardi. Rappelant que la fermeture des remontées mécaniques avait entraîné une chute de 80% de l'activité économique des stations de montagne pendant les vacances de Noël, leur chambre professionnelle, Domaines skiables de France, demandait que de premières autorisations d'ouverture soient données «dès maintenant, suivant la situation sanitaire de chaque département».


Son président, Alexandre Maulin, estime même que la date du 7 janvier peut être respectée dans certaines régions. «Nous demandons au gouvernement de tenir son engagement. Il ne s'agit pas seulement de relever une grille. Nous nous sommes préparés. Si on nous avait dit non, ça aurait dû être en amont. Pourquoi nous ne rouvrons pas? Il n'y a plus de tensions, comme on l'a connu», a-t-il affirmé au micro de Franceinfo ce mercredi.


DSF dit regretter le «mutisme» et l'inaction du gouvernement: «l'heure n'est plus à l'hésitation ni aux approximations permanentes mais bien à l'action et à la prise de décision», estime la chambre professionnelle.


Activité de plein air

Pour DSF, le ski n'est pas une activité à risque du point de vue sanitaire, d'autant que des protocoles «efficaces» ont été mis en place. Avec la fin des vacances scolaires, les amateurs de ski sont essentiellement de la région, alors que les taux d'hospitalisation et de circulation du virus sont à des niveaux «compatibles» avec une réouverture, plaide l'association.


«Il est temps que le gouvernement jette un regard objectif sur ce dossier (...) Plus rien ne justifie que l'on interdise une activité qui se déroule en plein air et avec des protocoles sanitaires adaptés», souligne Alexandre Maulin.

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