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Ski Alpin : les innovations se succèdent malgré le COVID



Savez-vous ce qu'est le DLC ? Cette technologie développée par des ingénieurs en ski alpin permet une meilleure stabilité aux athlètes. Seules deux skieuses l'utilisent aujourd'hui et parmi elles, la Française médaillée d'or Tessa Worley.


Tous les secteurs ont été touchés par la crise du coronavirus, y compris le sport. Mais malgré les annulations de compétitions, les ingénieurs et les marques ont continué de travailler sur le matériel de demain, toujours plus performant. Dans le ski alpin, comme en Formule 1, la compétition permet de développer les nouveaux produits, ceux que les skieurs amateurs utiliseront ensuite. Exemple avec le DLC, le "Dynamic Line Control", en anglais. Il s'agit d'un système que met au point la skieuse française Tessa Worley.


Concrètement, le DLC est un bras qui agit comme un piston pour plaquer l’avant du ski à la piste, lui apporter stabilité, accroche et puissance. Dylan Stari est l’un des techniciens de l’équipe de France de ski alpin, c’est lui qui prépare les skis de la skieuse alpine française et championne du monde Tessa Worley tous les week-ends de coupe du monde : "C'est une technologie qui permet de limiter les vibrations lors des chocs des skis sur la neige dure et bosselée. C'est fixé de la spatule à la plaque mais la matière, malheureusement, je ne peux pas la dire, c'est secret."


"C'est jouissif de pouvoir amener cette technologie dans le ski, de pouvoir la développer et surtout que ça lui plaise autant."


Dylan Stari, technicien franceinfo

Une technologie encore indisponible pour le grand public puisqu'actuellement, "il n'y a que Tessa Worley et Petra Vlhová qui skient avec, parce que c'est un produit très rigide et il faut avoir une très grosse capacité physique et technique. Il faut être très 'empilé' sur son ski." Et Dylan Stari de poursuivre : "Tessa l'utilise depuis quatre ans. Elle a été la seule pendant deux, trois ans à l'utiliser et avec ça elle a absolument tout gagné : championne du monde, le globe de cristal de la discipline, elle a je ne sais combien de victoires en coupe du monde avec ce ski, c'est quelque chose qui lui va très bien."


Tessa Worley met au point le DLC depuis quatre saisons. C'est d'ailleurs un aspect de son métier qu'elle adore : "J'aime beaucoup travailler sur le côté technique du matériel. Mais en tant qu'athlète, il faut faire la part des choses et arriver à différencier le matériel, pour savoir s'il nous aide dans notre recherche technique ou si, à l'inverse, il nous dessert." Selon la skieuse française, il faut donc avoir un peu de recul. "C'est pour ça que c'est important d'avoir le regard extérieur de mon technicien-design qui va me dire 'là, c'est toi qui n'a pas bien fait les choses' ou alors 'là, c'est vraiment le matériel qui te correspond moins, c'est encore un équilibre à trouver'."


"C'est hyper intéressant de discuter avec tous les ingénieurs."


Tessa Worley à franceinfo

Aujourd'hui, le DLC n’est plus réservé qu’aux professionnels. Il faut compter 2 000 euros pour l'adapter sur une paire de ski grand public. Mais attention, pour en profiter il faut avoir un excellent niveau.

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