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  • Arcs 1800

Retenue collinaire de la Clusaz : le juge des référés suspend l'autorisation environnementale


L'autorisation environnementale pour la réalisation de la retenue collinaire de La Clusaz suspendue


En d’autres termes, le projet de création d’une retenue collinaire à La Clusaz n’est plus reconnue d’utilité publique. En effet, le juge des référés a suspendu ce mardi 25 octobre l’arrêté du préfet de Haute-Savoie accordant une autorisation environnementale au projet.


« Il estime qu’il existe un doute sérieux sur l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur permettant de déroger à l’interdiction de destruction des espèces protégées posée par l’article L. 411-1 du code de l'environnement. » Beaucoup de mots pour exprimer que les travaux ne pourront commencer avant d’un nouveau jugement du projet. « Par ailleurs, l’intérêt public qui découle de la réalisation d’une retenue collinaire essentiellement destinée à assurer l’enneigement artificiel de la station est insuffisant à remettre en cause l’urgence qui tient à la préservation du milieu naturel et des espèces qu’il abrite, avec des conséquences qui ne seraient pas réversibles, au moins à moyen terme. Dans ces conditions, la condition d’urgence est remplie », trouve-t-on dans le compte rendu du juge des référés. Une décision qui prévaut sur le travail précédent des différents services de l’État, à quoi la mairie de La Clusaz répond simplement que le « travail en lien avec les services de l’État » sera poursuivi, et que cette annonce n’est en rien définitive mais donnée par le même juge qui a longtemps retardé le dossier de Center Parcs de Roybon en Isère, évidemment avec des arguments de droit, jusqu’à ce que le groupe Pierre &Vacances l’abandonne après dix longues années de procédure… Guerre d’usure ?


La Grave aussi !

Dans le même temps, le ministère de la Transition Écologique s’est prononcé sur le projet de troisième tronçon du téléphérique des glaciers de la Meije, à La Grave bien-sûr. Il demande de bétonner le dossier qui, pour l’instant, serait incomplet. De quoi faire traîner l’affaire. Le ministère reproche par exemple à la SATG d’annoncer ne pas prévoir de liaison avec les Deux-Alpes, mais d’en faire la promotion. Côté biodiversité, on demande aussi une « cartographie claire, lisible et fiable » de la faune et la flore, ainsi que des aménagements suffisants, comme par exemple des balisages sur les câbles téléphériques. Dernière demande : une réelle étude sur la gestion de l’ensemble du projet sous forme « d’évaluation des impacts ». Il faudrait donc, pour la SATG, refaire le calcul de son impact en prenant en compte la déconstruction du téléski (celui remplacé par le troisième tronçon, donc), et d’y inclure la consommation liée à la fréquentation accrue sur une plus grande période annuelle. »


Si aucune de ces deux annonces ne met en péril les projets respectifs, ils ne devraient pour autant pas voir le jour tout de suite… Au risque de les voir abandonner !

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