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Rénovation énergétique des stations de ski : 450€/m² pour passer de G à E


Le classement énergétique des stations de ski révèle un niveau très élevé de passoires thermiques, avec une possible interdiction de louer pour certains logements.


Depuis le 1er janvier 2023, la mise en location des logements les plus énergivores (classés G+) est interdite. En 2025, seront concernés l’ensemble des logements classés G, et en 2028 ceux classés F. À ce titre, l’enjeu est colossal pour les 232 stations de ski françaises qui concentrent un niveau record de passoires thermiques. Heero, fintech spécialisée dans l’accompagnement à la rénovation énergétique, a publié fin 2022 une étude sur la performance énergétique dans 70 stations de skis situés dans les différents massifs. Et le tableau est alarmant avec près de la moitié des logements en station de ski qui sont des passoires thermiques (avec un diagnostic de performance énergétique F ou G), contre 17 % en moyenne nationale.


Situation critique dans les Pyrénées et les Alpes

Les situations sont toutefois contrastées selon les massifs et les stations. Les époques de construction, mais également les conditions climatiques et les matériaux de constructions expliquent ces écarts de performance. Le constat est ainsi plus favorable pour les Vosges, le Jura et le Massif central. À ce titre, le top 5 des stations de ski avec les logements les moins énergivores est représenté par deux stations dans le Jura (15 % pour Espace Alpin Bellefontaine, 21 % pour La Combe Saint Pierre), deux dans les Vosges (18 % pour le Markestein, 20 % pour le Champ du Feu) et une dans les Pyrénées (26 % pour La Mongie). À l’inverse, les stations qui enregistrent une proportion de passoires énergétiques supérieure à 50 % de leur parc sont concentrées dans les Pyrénées et les Alpes. Le top 5 des stations de ski avec les logements les plus énergivores sont Isola 2000 (90 % du parc immobilier), Piau-Engaly (86 %), La Pierre Saint Martin (79 %), Puy-Saint-Vincent (76 %), Barèges (74 %).


Un budget de 450 €/m²

La remise aux normes s’avère coûteuse. Selon Heero, le budget moyen d’une rénovation énergétique permettant de gagner une ou deux classes de DPE pour être en conformité avec la loi s’élèverait à 450 € par mètre carré. Des aménagements possibles pour les stations de ski (comme pour les stations balnéaires) sont en cours de discussion. « Il est matériellement impossible de procéder à une rénovation d’ampleur sur une courte durée. Les territoires touristiques seront donc très fortement pénalisés par cette réduction drastique d’hébergements, avec des conséquences importantes sur l’économie, l’emploi et donc indirectement la population locale », ont indiqué dans un communiqué du 19 décembre, l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM), l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) et l’Association nationale des élus des territoires touristiques (ANETT).

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