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Les saisonniers des remontées mécaniques ont obtenu une hausse de 7% pour les salaires les plus bas


Les saisonniers des remontées mécaniques ont manifesté ce lundi matin devant le siège des Domaines skiables de France à Francin, en Savoie. Face à l’inflation, ils ont obtenu une hausse de 7% pour les salaires les plus bas. Ils craignent désormais que certaines stations réduisent la durée de la saison pour faire des économies d’énergie.


Des salaires qui n’augmentent pas, et une vie en station qui coûte de plus en plus cher. Les saisonniers des remontées mécaniques, principalement des syndicats CGT et FO, se sont mobilisés ce lundi 21 novembre à Francin, en Savoie, devant le siège des Domaines skiables de France (DSF). Ils revendiquent une revalorisation salariale.


Une hausse de 7 % pour les salaires les plus bas


"On demande globalement une augmentation de 10 %, sachant que l’on pourrait considérer que l’on a beaucoup de dépenses qui ont augmenté de plus de 10 %", déplore Pierre Scholl, secrétaire départemental de la CGT en Savoie. Avant d’ajouter : "Aujourd’hui, nous sommes face à une inflation qui est particulièrement marquée dans nos environnements de montagne. Déjà, il y a des soucis de mobilité qui font qu’il faut payer le carburant, le logement est très cher, on assiste à une véritable crise du logement dans les stations. Et puis il faut payer le chauffage, car les hivers sont rudes, et même l’alimentation est plus chère qu’ailleurs. Nous sommes face à des dépenses qui sont très fortes et nous avons des revenus qui n’augmentent pas ou très peu."


Car les saisonniers des remontées mécaniques sont soumis à une grille de salaires qui dépend de la convention collective nationale des remontées mécaniques et domaines skiables. Ce lundi, après négociation, les syndicats ont fini par obtenir de la direction des Domaines skiables de France une hausse de 7 % pour les salaires les plus bas, de 3 % pour les salaires des techniciens et des agents de maîtrise et de 2 % pour les cadres.


Vers une saison plus courte ?

Mais il y a un autre problème auquel pourraient être confronté les saisonniers : l'écourtement de la saison hivernale. En effet, face au manque de neige et surtout face à l’augmentation du coût de l'énergie, les plus petites stations des Alpes réfléchissent de plus en plus à retarder l’ouverture des pistes et en avancer la fermeture. "Ça impacterait lourdement les saisonniers. Déjà, ça fait du manque à gagner et en plus, ça pourrait également réduire les indemnités au chômage," nous dit Pierre Scholl.


Lors de ce rassemblement, les délégués CGT des domaines skiables ont également dénoncé les dernières mesures gouvernementales remettant en cause, notamment, l’assurance-chômage. "Être saisonnier, c’est un choix, c’est un métier que l’on aime. On aime être à l’extérieur, on aime les clients mais on ne va plus pouvoir le faire car le nouveau volet de cette réforme, c’est que si on nous propose deux CDI, on ne pourra plus prétendre à l’indemnité chômage," explique Cécile Ravarotto, déléguée syndicale CGT aux Ménuires et agent d'accueil d'une remontée mécanique.


En France, 20 000 personnes travaillent dans la branche des remontées mécaniques chaque hiver et 18 000 d’entre elles sont concernées par le statut de plus en plus précaire de saisonnier.

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