Rechercher
  • Arcs 1800

La luge revient tout schuss



La luge remet de l'ambiance sur les pistes et s'inscrit désormais au cœur de la stratégie des stations. Notre sélection 100 % adrénaline.


La luge, "c’est notre madeleine de Proust", explique Jean-Marc Silva de France Montagnes


Si elle a toujours existé, l'offre de luge des stations françaises ne cesse de se renforcer. En plus des aires aménagées pour les enfants en front de neige, on a vu se développer des pistes de luge dont les courbes n'ont rien à envier aux descentes de ski alpin. Cette année, six stations (Grand Bornand, Arêches-sur-Beaufort, Peyragudes, Autrans, Les Menuires) innovent avec de nouvelles installations. « C'est le grand retour gagnant d'une activité que le ski avait détrôné et mis à la marge, explique Jean-Marc Silva, directeur de l'association professionnelle France Montagnes. La luge complète admirablement bien l'offre de ski qui reste la locomotive mais la grande différence est que les sites dédiés à cette activité sont désormais gérés, organisés et sécurisés. »


Seul ou accroché à quelques amis, dans une bouée gonflable, sur un siège en plastique ou un engin en bois, tendance tabouret pour la traite des vaches, à la belle étoile ou sous le cagnard de midi, il y en a pour toutes les envies. Attention aux sorties de pistes et aux fous rires qui vont avec. Rien à craindre, tout à désirer ! « On se met de nouveau à rire aux éclats sur les pistes, relève Jean-Marc Silva. Le ski est devenu trop sérieux. Grâce au matériel performant, on ne tombe plus. Les chutes rappellent les joies de la neige, dont la luge reste le symbole. C'est notre madeleine de Proust. » Et puisque la luge met de l'ambiance sur les pistes, les stations n'hésitent pas à investir. Tour d'horizon.


Les Menuires

Deux nouvelles pistes de luges : Speed Mountain est un long ruban sur rail de 1 000 mètres de long scénarisé du début à la fin, où l'on peut se défier grâce aux différents contrôles de vitesse tout au long du parcours ; Roc'n Bob est une piste sur neige naturelle, de 4 kilomètres de long avec 22 virages et 450 mètres de dénivelé. Équipé d'une lampe frontale, on peut également la dévaler de nuit ! Prix : 7 euros le tour.


Montgenèvre

La plus longue piste de luge de France, baptisée Monty Express, comprend une descente sur un tube monorail de plus de 1 400 mètres de long. Les luges dévalent du haut de la télécabine du Chalvet jusqu'à l'arrière de l'Office de tourisme. Sensations garanties ! Prix : 10 euros le tour.


La Plagne

Héritage des Jeux d'Albertville, la piste de bobsleigh est le symbole par excellence de la luge extrême.Trois formules de descente ouvertes au public : le Bob Raft, engin autoguidé et autofreiné avec quatre passagers (70 km/h), le Speed luge en position semi-couché face à la piste pour une descente à 90 km/h et le Mono Bob, derrière un pilote professionnel pour une plongée à 130 km/h. À partir de 41 euros.


Le Mille8 aux Arcs

Descentes en luge au Mille8, le tout nouvel espace de loisirs d'Arc 1 800 ainsi que des descentes en luge au Rodeo Park d'Arc 2 000 de jour comme de nuit le mercredi. Des Team Challenge Luge, courses de luge en parallèle, sont organisés sur l'espace Mille8 chaque semaine. Les équipes choisissent leurs engins de glisse et il est conseillé de venir costumés ! www.lesarcs.com


Le Tobbogan à Val Thorens

La piste démarre au pied du glacier de Péclet, à 3 000 mètres d'altitude. Après huit minutes de montée tranquille en Funitel, la descente promet 45 minutes d'émotions extrêmes, sur un chemin d'environ cinq mètres de large, agrémenté de virages relevés et de pentes plus ou moins sévères. Prix : 14 euros la descente (21 euros sans forfait ski). Gratuit pour les enfants de 5 à 10 ans qui partagent la luge avec un adulte.


La Fantasy luge à Super-Besse

Un beau ruban de 3 kilomètres sur 500 mètres de dénivelé. La descente se déroule en fin de journée, après la fermeture des pistes, sur des pentes de niveau piste rouge, avec vue sur les panoramas somptueux de la chaîne des Puys. Prix : 9 euros la montée en téléphérique + la descente encadrée + location de la luge et du casque.


Le Winter Parc d'Orcières

Toboggan, bouées, rafting, tornades, la station a lancé un concept de parc de glisse avec attractions uniques. Leurs noms – « Avalanche », « Everest », « Himalaya » – en disent long sur ce qui vous attend. Dévaler des pistes aménagées à bord d'une bouée peut se révéler beaucoup plus renversant qu'il n'y paraît. Comme disent les moniteurs, toutes les descentes sont uniques. Elles varient selon la qualité de la neige et des personnes à bord de l'engin. Prix : 30 euros la demi-journée (2 h 30).


Descente en luge du Grand Tourmalet

Si l'été le Grand Tourmalet ne manque pas d'itinéraires pour ravir tous les cyclistes, l'hiver, les stations de Barèges et La Mongie qui composent le domaine ont aménagé un circuit pour la descente en luge, en suivant les lacets de la route du plus célèbre des cols pyrénéens. Prix : 11 euros.


Snake Gliss

Assis, les pieds bien calés, on dévale la piste en file indienne. Le serpent est piloté par un guide qui s'autorise quelques « S » entre 1 800 mètres et 1 500 mètres pour des sensations et des fous rires garantis. Plus on s'installe vers l'arrière du train de luge, plus ça remue. On a l'impression d'être éjecté à chaque fois que le pilote prend un virage relevé.


Wiidoogliss à La Bresse

À deux pas de la station de ski des Vosges de La Bresse, dans une ambiance Jack London, le parc de loisirs sur neige, Wiidoogliss met le paquet sur la luge et ses dérivés. Deux pistes ont été tracées : l'une de 120 mètres de long, réservée au snowtubbing, et une deuxième de 140 mètres dévolue à la luge classique et à tous les autres engins de glisse. Entrée : 7,50 euros (adulte) la demi-journée.


À Morzine, la nuit tombée, les lugeurs sont acheminés au sommet de la télécabine du Pléney. Commence alors une descente folle et vertigineuse à travers les pistes boisées qui surplombent le village illuminé. Pour la sécurité de tous, l'activité est encadrée par un pisteur-secouriste. L'aventure peut se terminer sous un tipi, en pleine forêt, où l'on s'attable pour un repas savoyard. À Albiez, la montée se fait à pied (une petite heure) jusqu'au Relais (1 920 mètres) puis place à la descente.

14 vues0 commentaire