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L’alpinisme au cœur de l’identité des Écrins



Deuxième terre d’alpinisme en France après le Mont-Blanc, les Écrins voient depuis la fin du 19e siècle les amoureux de la haute montagne converger vers ses cimes. Fort de l’ancrage historique et identitaire de cette discipline, le Parc national mène aux côtés de l’Agence de développement des Hautes-Alpes le projet Villages d’alpinisme, qui aspire à ouvrir la pratique au grand public et aux jeunes.


Un projet aux racines autrichiennes

Deux ans pour fédérer les acteurs et renforcer l’image de la haute montagne et de l’alpinisme dans le massif des Écrins : voilà l’objectif affiché du projet Villages d’alpinisme, financé majoritairement par des fonds européens (POIA Massif des Alpes). Né en Autriche en 2008, le concept de Villages d’alpinisme mêle les activités de montagne à l’histoire, la culture et la préservation de l’environnement, le tout au service du développement de l’attractivité des villages. Loin du tourisme de masse, l’idée est de proposer au grand public des séjours et des offres touristiques en lien avec l’identité haute montagne des villages.


Un concept très adapté aux villages des Écrins

Vallouise et les Agneaux à l'automne - © T. Maillet - PNEC’est après un premier travail mené en 2019-2020 autour de l’itinérance en alpinisme avec les acteurs de la filière et les collectivités que le Parc national a eu l’idée de décliner ce concept dans les villages de fonds de vallée des Écrins. En effet, l’alpinisme est l’une des rares activités humaines à être inscrite dans la charte du Parc national. Sa pratique est historiquement ancrée dans certaines vallées et elle continue à donner un caractère très spécial aux villages.


Les communes concernées ont été sollicitées en début d’année 2021 et se sont montrées très enthousiastes et motivées pour participer au projet. Cinq villages, associés à un ou plusieurs sites emblématiques, deviendront donc des Villages d’alpinisme :


Vallouise-Pelvoux avec le Pré de Mme Carle et Ailefroide,

La Grave, Villar-d'Arêne et Le Monêtier-les-Bains avec les sites du Lautaret et du Casset,

La Chapelle-en-Valgaudemar avec le Gioberney,

Saint-Christophe-en-Oisans avec la Bérarde,

Valjouffrey avec les sites du Désert et de Valsenestre.


Le projet permettra notamment :


  • Un accompagnement des communes via l’élaboration d’un projet de Village pour mettre en place des actions avec les socioprofessionnels et des aménagements valorisant la haute montagne (points de vue, valorisation de certains sites naturels, signalétique…) ;

  • Un renouvellement des offres touristiques pour donner la part belle à l’alpinisme et au partage des connaissances par les guides de haute montagne ;

  • La sensibilisation du grand public aux problématiques de la haute montagne, par des expositions itinérantes, la création « d’écoles d’alpinisme » (sites d’escalade de proximité, parcours d’initiation à l’alpinisme, sommets écoles), une offre spécifique pour les jeunes et la formation des guides par des scientifiques (sur l’écologie verticale et les conséquences du réchauffement climatique à haute altitude).

  • La valorisation des villages, des activités et l’édition d’un beau livre sur l’histoire.

  • Des Villages d’alpinisme au fort ancrage local


C’est un collectif d’acteurs du massif qui se regroupe autour de l’initiative du Parc national et de l’Agence de développement des Hautes-Alpes : les communes et les intercommunalités bien sûr, mais aussi les offices du tourisme, la FFCAM (Fédération française des clubs alpins et de montagne), la compagnie des guides Oisans-Écrins, le syndicat des accompagnateurs en montagne et beaucoup d’autres professionnels de la montagne et du tourisme.


Le projet bénéficie d’un budget de 725 000 € sur deux ans, financé à 80 % par le FEDER Massif alpin.

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