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Branlebas de combat dans les stations pour préparer la saison



Il a neigé sur nos massifs. La prochaine saison de ski se prépare dans les stations et les réservations affluent. Après quasiment deux ans sans ski, les amateurs sont impatients.


Il a neigé au-dessus de 2500 mètres. La saison approche. Partout dans les stations, chacun se prépare à accueillir les skieurs, entre fin novembre et la mi-décembre pour la plupart des domaines. Et les skieurs répondent présent.


«Mes collègues de la centrale de réservation ne savent plus où donner de la tête, on est à plus 35 % par rapport à la saison 2019» explique Lucille Sachot, à l’office du tourisme de Val Thorens, qui ouvre ses pistes le 20 novembre.


Même son de cloche du côté de Flaine. «C’est vrai, on a beaucoup d’appels, les gens ont été frustrés de ne pas skier et on sent un appétit très fort pour retrouver les pistes. Mais en même temps, il y a beaucoup de questions, dont celle du pass sanitaire », souligne Alexandra Savary.



Quid du pass sanitaire?

«Officiellement, on ne sait rien. Officieusement, on s’en doute. Sauf miracle, il faudra un pass sanitaire pour aller au ski» souligne la chargée de communication de Flaine.


Les professionnels se rassurent en soulignant que le procédé est entré dans les mœurs et que le public sportif et familial de la montagne est vacciné en grande majorité.


«De toute façon, on va skier, peu importe l’organisation. On a déjà vécu une année noire, il n’y en aura pas deux» explique Vincent Rolland, député de Savoie et co-président de l’agence Savoie Mont-Blanc. Et de souligner : «L’arrêt des remontées mécaniques nous a montré que le ski reste l’épine dorsale du tourisme de montagne».


Un autre ski

Oui, mais. La saison blanche des stations va laisser son empreinte.


« Les gens ont découvert une autre façon d’apprécier la montagne pendant cette période. Une approche plus nature, avec le succès du ski de randonnée, des circuits raquettes, et même de la luge » souligne Laurent Sevenier, responsable de la promotion de l’Office du tourisme de la Haute Maurienne.



Raquettes, ski de rando, de fond… ces activités fonctionnent. Mais si elles sont complémentaires, elles ne remplacent, ni en volume, ni en chiffre d'affaires, le ski alpin. Archives Progrès/Richard MOUILLAUD

Des prix en hausse?

Les professionnels ne veulent l’avouer, sauf à demi-mots. Un effet «rattrapage» pourrait bien faire grimper les prix en station. «Beaucoup de prestataires ont renégocié leurs tarifs, et les fournisseurs ont déjà augmenté leurs prix» explique une professionnelle. Mais la rude concurrence entre les stations pourrait atténuer cet engrenage, espèrent les montagnards. «Tous les prix sont sur internet, il faut faire jouer la concurrence et chercher des bons plans», explique-t-on en altitude.


La tarification «dynamique»

Plusieurs stations, à l’image d’Aussois, Avoriaz ou Val Cenis ont lancé un système de «tarification dynamique», à l’image de ce qui se passe pour les billets d’avion. Plus on achète tôt, moins ça coûte. «Les tarifs peuvent descendre jusqu'à moins 50 %» promet Laurent Sevenier en Haute-Maurienne.



Les nouveautés des stations


L'année du moonbike

Cette année, tous en Moonbike. 100 % électriques ultraléger, il combine la liberté d’un e-bike et la puissance d’une moto. Équipé de chenillettes à l’arrière pour plus de portance et d’un patin à l’avant pour la maniabilité, cet engin des temps modernes est une alternative écologique à la motoneige.


Grâce à un moteur électrique, ce véhicule « zéro émission » permet d‘explorer la nature dans le respect et le silence le plus total. Que l’on préfère se promener dans les forêts enneigées pour une pause en toute quiétude loin du tumulte ou dévaler les pentes en quête de nouvelles sensations de glisse, toutes les options sont possibles lors des sorties encadrées.


Une liaison Orelle/Val Thorens

La télécabine qui relie Orelle à Val Thorens a été totalement renouvelée, grâce à un second tronçon qui permet d’accéder directement à la Cime Caron, à 3200 mètres d’altitude.


Elle permet d’échapper à la montée sur Val Tho, et d’aller skier en empruntant uniquement autoroute et départementale. « Pour les gens qui viennent de Lyon, c’est un gain de 40 minutes » explique Lucile Sachot à l’Office du Tourisme.


Courchevel : une piste de champion

C’est Perrine Pelenn qui pilote l’organisation des championnats du monde 2023 à Courchevel et Méribel.


À cette occasion la station des Trois Vallées a ouvert une nouvelle piste, L’Éclipse. Avec des 3,3 km et ses 970m de dénivelé, elle est l’une des plus longues et des plus engagées du domaine skiable. C’est là que se dérouleront les épreuves masculines.

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