top of page
  • Photo du rédacteurArcs 1800

Alpes italiennes : un ours dangereux abattu, un an après la mort d'un joggeur


L'Organisation internationale de protection des animaux (OIPA) dénonce "une politique aveugle et ennemie des animaux".


Quelques mois après l'abattage d'un premier individu, "M90" a été tué, ce mardi 6 février, par les services forestiers de la province du Trentin, située dans le sud des Alpes. L'animal semblait trop confiant et fréquentait régulièrement des "zones urbaines et périurbaines".

Le risque de récidive était trop grand. Un ours jugé "dangereux" pour les randonneurs a été abattu mardi dans les Alpes italiennes (nord), au grand dam des organisations de défense du plantigrade, a appris l'AFP auprès des autorités de la province italienne du Trentin, mercredi 7 février.


Âgé de deux ans et demi, l'animal baptisé "M90" était considéré comme "dangereux" en raison de sa "confiance excessive et de sa fréquentation de zones urbaines et périurbaines", précise un communiqué de la province, située dans le sud de la chaîne alpine.


Le Trentin en guerre contre l'ours

Quelques mois après l'ourse "Jj4", "M90" a été abattu par des agents des services forestiers du Trentin. Le 28 janvier dernier, il avait suivi des randonneurs sur une distance de 500 mètres. L'Institut supérieur de la protection et de la recherche environnementale (ISPRA) avait immédiatement donné l'ordre de le "prélever".


Le président du Trentin, Maurizio Fugatti, a ensuite signé l'autorisation d'abattage. Depuis la mort d'un joggeur, tué en avril 2023 sur un chemin de randonnée par un ours, l'élu est entré en guerre contre l'animal.


Au début des années 1990, seuls trois ours avaient été recensés dans le Trentin, de surcroît plutôt âgés. La province avait alors mis en place un plan de réintroduction des plantigrades ("Life Ursus"), entre 1996 et 2004. Prévoyant à l'origine un objectif de 50 individus, ils sont désormais plus nombreux : entre 120 et 200 sur tout le territoire italien, essentiellement dans le Trentin et les Abruzzes (centre).


"Un nombre trop important pour assurer la cohabitation" avec l'homme, estime Maurizio Fugatti. "Il est donc opportun de ramener ce chiffre dans les plus brefs délais à ce qui était prévu au départ", avait-il plaidé lors de la mort du joggeur.

L'Organisation internationale de protection des animaux (OIPA) a déploré après la mort de "M90" "une politique aveugle et ennemie des animaux (...) qui ne protège pas la biodiversité".

161 vues0 commentaire

Comments


bottom of page