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8 alternatives au ski en station, "au cas où" !



L’hiver, il existe plein de possibilités de profiter de la montagne autrement qu’avec une paire de skis. Gravir une cascade de glace, explorer un lac gelé ou dévaler les pentes sur un coussin gonflable… Voici huit sports qui sortent des pistes battues, avec une bonne dose d’adrénaline à la clé. Voici le premier volet de notre série consacrée aux activités originales à faire à la montagne cet hiver, à retrouver tout au long de la semaine dans l’édition du soir.


Ces dernières années, les stations de montagne ont largement diversifié leurs activités, au-delà des traditionnels sports de glisse. Directement ou par l’intermédiaire d’agences privées, elles proposent désormais tout un éventail de prestations qui changent du ski ou du snowboard. L’hiver dernier, ces offres alternatives ont explosé alors que les remontées mécaniques étaient fermées pour cause de crise du Covid-19. Alors que la neige fait son retour sur les massifs montagneux et que les domaines skiables rouvrent progressivement, moyennant certaines restrictions sanitaires, nous vous proposons tout au long de la semaine une série d’articles pour présenter les activités originales à faire des Vosges aux Pyrénées, en passant par les Alpes et le Massif central. Voici notre premier épisode avec une sélection des sports à sensations fortes…


1. Escalader une cascade de glace


En hiver, les cascades de montagne se transforment en sculptures féeriques. Mais on ne s’imaginerait pas forcément en train de les escalader. C’est pourtant possible à Oz-en-Oisans (Isère), entre Grenoble et Briançon. Le bureau des guides de l’Alpe-d’Huez propose des initiations à l’escalade sur les cascades gelées de la Fare, à la journée ou à la demi-journée. Elles sont encadrées par des professionnels et tout le matériel adéquat est fourni : chaussures cramponnables, casque, piolet et baudrier.


Après une marche d’approche d’une vingtaine de minutes, vous commencerez à gravir ces monuments naturels (jusqu’à 70 mètres de haut) à la force des piolets et des crampons. Des couloirs avec des lignes de sûreté sont aménagés, rendant cette activité accessible même aux débutants. La descente s’effectue en rappel. Il paraît que c’est encore plus magique au coucher du soleil.


À savoir. Activité proposée du 5 décembre 2021 au 4 avril 2022, suivant les conditions météo. À la demi-journée ou à la journée, de 90 à 120 € par personne (encadrement, prêt de matériel). Réservation au bureau des guides au 04 76 80 42 55 ou sur le site guidesalpedhuez.com.


Ça se fait ailleurs… Dans la station de La Plagne (Savoie), il est possible d’escalader une impressionnante tour de glace de 24 m de haut à Champagny-le-Haut, au lieu-dit Le Canada (du 18 décembre jusqu’au mois de mars, 45 € par personne pour 2 heures d’encadrement avec prêt de matériel, réservations au 04 79 09 02 01 ou au 06 89 93 65 19). Des cascades de glaces sont aussi accessibles au Sancy (Puy-de-Dôme), à Métabief (Doubs), Megève (Haute-Savoie)… Des séjours spécialisés dans l’escalade sur glace sont également conçus par des agences privées comme Explora Project, basée à Annecy, qui propose trois jours d’apprentissage et de pratique dans le Queyras (à partir de 595 €).


2. Plonger sous un lac gelé


Non, la plongée sous-marine n’est pas réservée aux eaux tropicales ! À Courchevel (Savoie), on peut troquer ses skis contre une paire de palmes, et aller explorer ce qui se cache sous la glace. Ça se passe au lac du Praz, à 1 300 m d’altitude. Prêt à nager dans une eau d’un à deux degrés ? Rassurez-vous, vous serez pour cela équipé d’une combinaison épaisse et parfaitement étanche, afin de rester bien au chaud et au sec. Aucun problème pour les frileux, assure ce moniteur : « Seule une petite partie du visage est en contact avec l’eau, entre le masque et la cagoule. »


Les participants, équipés d’une bouteille d’air comprimé, explorent le lac en se glissant dans des trous creusés dans la glace et reliés entre eux par une ligne de vie, sous la surface. « On ne plonge pas très profond car l’intérêt, ce n’est pas tant ce qu’il y a au fond que les jeux de lumière et les bulles qui se forment sous la glace. » ​L’activité dure environ une demi-heure, et est immortalisée par des photos et vidéos.


À savoir. Activité proposée par Courchevel Aventure dès que le lac est gelé, de début décembre à mars-avril, selon la fonte des glaces. Tarif : 100 € par personne, matériel fourni. Activité ouverte à tous, à partir de 16 ans (pas de combinaison enfant disponible). Seule condition : savoir nager. Réservation à l’avance recommandée. Tél. 04 79 22 16 71, site : CourchevelAventure.com.


Ça se fait ailleurs… En hiver, il est possible de plonger sous quelques lacs de montagne dans les Alpes grâce à des prestataires privés, comme à Tignes (Savoie) avec Évolution 2 (dans le lac qui a servi de décor naturel au tournage du film Le Grand Bleu !) ou à Val Cenis (Savoie) avec Sensations Vanoise. Mais aussi dans les Pyrénées dans la station des Angles (Pyrénées-Orientales), à Piau-Engaly (Hautes-Pyrénées)…


3. Courir sur les volcans enneigés avec un coach


Difficile de pratiquer le trail à la montagne pendant l’hiver. Entre l’enneigement et les terrains peu hospitaliers, les amateurs de footings endiablés rongent leur frein. Pour ceux qui passent leurs vacances dans le Puy-de-Dôme, Damien Poulet a imaginé la solution. Avec l’agence Trail Experience, cet accompagnateur diplômé, spécialisé dans le trail, se propose de guider les passionnés de course à pied dans un magnifique terrain de jeu : la chaîne des volcans d’Auvergne. Sur sentiers ou sur neige, il joue les lièvres pour des petits groupes de traileurs débutants ou confirmés, et prodigue ses conseils sur les produits, la préparation d’une course, la façon de courir à son rythme…


Damien Poulet propose des circuits variés : les environs de Besse et sa station Superbesse, la traversée de la chaîne des Puys, le tour du massif du Sancy, la découverte du massif du Cantal… Il construit des sorties personnalisées de 2 heures à 2 heures 30, soit 10 à 15 kilomètres, avec des dénivelés pouvant aller jusqu’à 1 000 mètres. Et pour concilier l’effort et l’agréable, il s’arrête parfois dans une ferme située sur la route, histoire de déguster un morceau de saint-nectaire et de repartir du bon pied !


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À savoir. Activité disponible tout l'hiver sur rendez-vous. Prévoir des baskets de trails et vêtements adaptés aux conditions météo. Encadrement jusqu’à 12 personnes. Base de tarif : 25 € par personne pour un groupe de 4. L’agence Trail Experience organise aussi des sorties raquettes et VTT. Réservations au 07 82 12 18 58. Site : evolution2superbesse.com.


Ça se fait ailleurs… D’autres coachs de trail peuvent vous accompagner dans les montagnes cet hiver. Vous trouverez quelques contacts en tapant « coach trail montagne » dans un moteur de recherche. Si vous préférez vous lancer directement dans une compétition, de nombreux « trails blancs » sont organisés chaque hiver dans les reliefs, en France et en Europe : retrouvez le calendrier ici.


4. Gravir une montagne en snowkite


Oubliez le tire-fesses ! Avec le snowkite, plus besoin de prendre les remontées mécaniques pour gravir une montagne. Ce sport de glisse, c’est un peu la rencontre entre le snowboard (sur neige) et le kitesurf (sur l’eau) : on se laisse tirer au gré des vents à la force d’un cerf-volant. Et ça marche pareil avec des skis. L’avantage ? On s’affranchit du dénivelé, autant pour descendre que pour monter.


« On se déplace sans bruit et on peut se déplacer partout »​, résume Lambert Fournier. Ce moniteur, qui gère depuis trois ans l’école San Bernardo Kite, est implanté sur le domaine skiable de la Rosière (Savoie), une station à cheval entre la France et l’Italie. Les espaces vierges du col de Saint-Bernard, éloignés des pistes, offrent un super terrain de jeu à ceux qui veulent s’essayer au snowkite.


D’après Laurent Fournier, cette discipline originale est accessible à tous les skieurs et snowboarders, en une séance de trois heures. Il leur apprend d’abord à monter et à redescendre « sans voler »​. L’objectif final étant de monter au sommet d’une montagne avec 400 mètres de dénivelé positif, puis de descendre en ski ou snowboard, sans la voile.


À savoir. Les cours de l’école San Bernardo Kite sont dispensés du 11 décembre au 25 avril (date d’ouverture de la station), de 12 h 45 à 15 h 45, sous réserve de conditions météo favorables. Accès au site par télésiège. À partir de 6 ans. Tarifs : 110 € les trois premières heures (sans compter le forfait), puis dégressif à chaque séance supplémentaire + 7,50 € d’assurance pour 2 jours. Réservations sur le site ecole-snowkite.fr.


Ça se fait ailleurs… Des cours de snowkite sont aussi dispensés dans le Vercors (Isère) avec Vercorspirit, au col du Lautaret (Hautes-Alpes) avec Kitelegend, à La Bresse (Vosges) avec l’école Dans l’vent… Des stages sont également proposés par des prestataires comme Adrenactive au Dévoluy (Hautes-Alpes), à l’Alpe d’Huez (Isère)…


5. Dévaler les pistes au ras de la neige en airboard


On l’appelle « le bodyboard des neiges ». Le principe est le même que sur l’eau, mais au lieu d’utiliser la force des vagues, l’airboard dévale les pistes ! Cette planche gonflable, sur laquelle vous évoluez avec la tête en avant, vous garantit de belles sensations. « On n’a pas forcément l’impression de vitesse car on est au ras du sol et à plat ventre, c’est surtout impressionnant pour les gens qui regardent. Mais c’est très ludique et on rigole beaucoup »​, résume Philippe Legrand, accompagnateur en montagne, qui assure des initiations d’airboard depuis une douzaine d’années dans les Pyrénées.


Dans la station du Mourtis (Haute-Garonne), où il travaille, une piste d’airboard est spécialement aménagée pour permettre aux novices de s’initier sans faire une mauvaise rencontre avec un skieur. Philippe Legrand apprend aux novices comment bien manier l’engin et s’arrêter en dérapage. Il propose aussi des descentes du domaine skiable à la fermeture des pistes. Ceux qui se sentent à l’aise pourront même l’accompagner sur des sessions « freeride » en dehors des pistes, côté espagnol, au Val d’Aran : ils graviront une montagne en raquettes avant de la descendre en airboard, sur la neige immaculée.


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À savoir. Activité proposée par Pyrénées Liberté du lundi au dimanche, de l’ouverture du domaine skiable à sa fermeture (9 h à 17 h) et sur réservation auprès de Philippe Legrand (06 69 68 03 51 ou 05 62 00 30 12). À partir de 9 ans. Airboard et casques fournis. Équipez-vous avec une tenue et des chaussures chaudes et imperméables. Masque de ski recommandé. Tarif : 20 € adultes, 17 € de 9 à 12 ans (1 h 30 d’initiation), 15 € par personne pour la descente intégrale de la station (à 16 h 45).


Ça se fait ailleurs… La location d’airboards ou de bouées sur neige est possible dans la plupart des grandes stations de ski des Alpes, des Pyrénées, mais aussi à Super-Besse (Puy-de-Dôme), avec des pistes spécialement aménagées.


6. Foncer dans un bobsleigh à 120 km/h


La seule et unique piste de bobsleigh en France se trouve à La Plagne (Savoie), et elle est ouverte au public ! Elle a été construite à l’occasion des Jeux Olympiques d’Albertville en 1992. Ses mensurations sont à la hauteur des sensations qu’elle procure : 1,5 km de long, 124 m de dénivelé négatif, 19 virages, 200 m de piste de décélération à l’arrivée.


Trois possibilités s’offrent à ceux qui veulent s’y frotter. Le bob racing se rapproche au maximum des sensations d’une « descente sportive » avec des pointes à 120 km/h (le record étant de 134). Ce bobsleigh de quatre places est piloté par un « pro », avec trois passagers derrière lui. Ceux qui préfèrent une descente en solo peuvent embarquer dans la speed luge. En position semi-couchée, les pieds en avant, avec une vue imprenable sur la piste : l’idéal pour ressentir les sensations d’une descente à 90 km/h. Quant au bob raft, il s’adresse aux familles qui veulent profiter d’une descente plus « tranquille » à 80 km/h. Auto-guidé et auto-freiné, il accueille quatre personnes. Parfait pour partager l’expérience avec ses enfants, avant de se replonger avec eux dans le film Rasta Rockett !


À savoir. Ouvert du 14 décembre au 2 avril, à La Plagne. Passe sanitaire obligatoire. Bob raft à partir d’1,30 m, 48 € par personne. Speed luge à partir de 16 ans, 112 € par personne. Bob racing à partir de 16 ans, 128 € par personne. Renseignements au 04 79 08 82 23 ou par mail : bobsleigh@la-plagne.com. Réservations sur le site la-plagne.com.


Ça se fait ailleurs… Il n’existe pas d’autre piste de bobsleigh en France. Mais de nombreuses pistes de luge permettent de se rapprocher (modestement) de ce genre de sensations, notamment à Val-Thorens (Savoie), Serre-Chevalier (Hautes-Alpes), aux Ménuires (Savoie), à Courchevel (Savoie)… Certaines stations proposent des activités de luge sur rail, comme à l’Alpe d’Huez (Isère) ou à La Sambuy (Haute-Savoie).


7. Descendre de la montagne à cheval sur un yooner


Autrefois, on l’appelait le paret. Cette petite luge en bois, dotée d’un seul patin, était utilisée par les enfants des Vosges pour aller à l’école, car elle leur permettait de descendre rapidement les pentes. Son descendant, le yooner, a aujourd’hui conquis les stations de sports d’hiver. Il est particulièrement adapté à ceux qui ne se sentent pas à l’aise sur des skis. Cet engin de glisse léger, ludique et facile à utiliser, offre de bonnes sensations à 20 cm de la neige. Et comme le centre de gravité est très bas, le risque de se faire mal est plutôt faible ! Dans la station de Super-Besse (Puy-de-Dôme), l’équipe d’animation propose d’accompagner petits et grands dans la pratique du yooner.


À savoir. Activité ouverte le mardi à 16 h 15 ou 17 h pendant les vacances scolaires, et les mercredis hors vacances à 17 h 30 sauf les semaines du 8 janvier au 21 janvier 2022. Réservations sur place à partir de 15 h le jour même aux caisses des remontées mécaniques. Tarif : 13 € pour trois montées et descentes, équipement compris (yooner et casque). En autonomie à partir de 10 ans. Passe sanitaire obligatoire.


Ça se fait ailleurs… La location de yooners est possible dans de nombreuses autres stations de sports d’hiver en France. Certains prestataires proposent des balades couplées avec des repas sous yourte ou dans un chalet d’alpage.


8. Sauter dans l’eau glaciale d’un canyon


Entre sauts vertigineux et descentes en rappel, on peut s’éclater même en plein hiver dans les canyons pyrénéens. (Photo : Kathaayatraa Canyoning)

Avis à ceux qui n’ont pas froid aux yeux ni ailleurs ! En hiver aussi, on peut pratiquer le canyoning à la montagne, à la seule condition de ne pas être trop frileux. C’est ce que proposent les deux moniteurs diplômés d’État de la société Kathaayatraa Canyoning, dans les Pyrénées Atlantiques. De novembre à avril, ils guident des petits groupes (cinq personnes maxi) à travers le dédale de canyons qui jalonnent les vallées d’Ossau et du Valentin, entre 700 et 1 200 mètres d’altitude.


En hiver, ces zones sont enneigées mais pas inaccessibles, en dehors des périodes à fort risque d’avalanche. D’autant que l’eau des torrents est assez basse à cette époque, contrairement au printemps. Les sportifs sont protégés des pieds à la tête par une combinaison étanche : seuls les mains et le visage sont en contact avec l’extérieur. « Et on ne passe pas trop de temps dans l’eau »​, assure Lionel Aubriot, l’un des moniteurs. Entre les sauts depuis les rochers et les descentes en rappel, il y a de quoi s’éclater. Le tout au milieu de paysages féeriques composés de stalactites et de draperies de glace.


À savoir. Activité proposée de novembre à avril, sur une demi-journée (entre 2 heures 30 et 3 heures), au départ de Laruns ou Gourette. Accessible dès 16 ans pour les personnes en bonne condition physique, pratiquant une activité physique régulière. À partir de 80 € par personne, matériel fourni (prévoir un legging de course à pied). Renseignements au 06 31 93 25 39, réservations sur le site kathaayatraa.fr.


Ça se fait ailleurs… D’autres sorties encadrées de canyoning hivernal sont notamment proposées à Saint-Lary-Soulan (Hautes-Pyrénées) et dans la vallée du Haut Giffre et de l’Arve (Haute-Savoie). Les personnes plus frileuses seront heureuses d’apprendre que cette activité se pratique aussi dans des torrents d’eau chaude à Thuès-entre-Valls (Pyrénées-Orientales), en janvier et février.


Dans un domaine parallèle, des sorties en spéléologie sont proposées par de nombreux prestataires pendant l’hiver, comme Accro-Nature à Laruns (Pyrénées-Orientales).

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