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Été 2021 : un grand cru au dernier Mountain Debrief



Le 2 septembre dernier, l’Union Sport et Cycle organisait son traditionnel Mountain Debrief au Grand-Bornand. Si les acteurs de la montagne sont globalement satisfaits de cet été, des petits nuages viennent nuancer les chiffres bruts.

C’est désormais une certitude et le cru 2021 en a été la confirmation : la montagne l’été séduit. Pour ses grands espaces, sa nature et ses nombreuses activités. Lors du Mountain Debrief, événement porté par l’Union Sport & Cycle, la première organisation professionnelle de la filière sport, les chiffres de l’observatoire de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) sur l’été 2021 ont été présentés et vivement commentés par les professionnels de la montagne présents.


EN HAUSSE.

Ainsi, par rapport à 2020, le taux d’occupation a progressé de 7,3 % sur l’ensemble de la période estivale dans tous les massifs (+5,4 pour les Alpes du Nord). Malgré la météo maussade du mois de juillet et l’absence des touristes étrangers, le taux d’occupation moyen s’élève à 56,5 %, dont 80,2 % pour la semaine du 7 au 14 août. Un bilan largement en deçà des prévisions de juin (+25 %) qui s’explique également par la présence moindre des résidents secondaires qui représentent 40 % de l’activité. Une progression globale qui soulève cependant des disparités en fonction des territoires et de la nature des stations, mais également de la perception des élus et des socioprofessionnels sur le terrain. Ce constat positif à mettre en perspective est partagé par l’ensemble des pros.


LE BOOM DU VÉLO.

S’il y a une activité qui a profité de la hausse de la fréquentation, c’est bien le vélo, avec 3 % de progression des ventes et de la location. « Les chiffres sont difficiles à analyser, mais l’été prend une part de plus en plus importante, en cohérence avec un tourisme plus durable. Le VTTAE a permis de démocratiser le vélo et de relancer la location », expliquait Élodie Beaumont, directrice d’Intersport Grand-Bornand.


LA TRANSITION EN QUESTION.

Enfin, la question de la diversification et du quatre saisons a occupé une bonne partie des échanges. « Nous n’opposons pas la rentabilité économique aux enjeux environnementaux, précisait Lionel Flasseur, directeur d’Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme. J’ose espérer que nous ferons évoluer nos indicateurs pour aller au-delà de la fréquentation et de la croissance et parler de taux de satisfaction, de qualité d’accueil. La transition est un ensemble ». Le fonds de dotation Essentiem et la future application « Partir Ici » font partie intégrante de cette stratégie basée sur le bien-être. De son côté, l’Agence Savoie Mont Blanc a réalisé une grande étude sur la perception des stations de ski. Aujourd’hui, il apparaît « que nous n’avons pas d’autres modèles que le ski, mais on travaille sur la diversification. L’été en montagne représente la période de départ la plus plébiscitée (48 %) contre 34 % pour l’hiver. Cela nous donne des leviers de croissance, d’autant que les attentes des clients sont fortes sur la transition. Nous sommes à un virage sur la prise en compte de l’écologie dans nos activités », analysait Michaël Ruysschaert, son directeur.


Pour clore la journée, Jean-Luc Boch, président de l’ANMSM et Xavier Roseren, député de la sixième circonscription de Haute-Savoie, résumaient un sentiment général pour aller plus loin : jouer collectif pour garder de l’activité et créer de la vie sur les territoires. Pour que l’attractivité résolve une partie des questions sur la rentabilité estivale dans les stations de montagne.

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